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International

À l’ONU, guerres, intelligence artificielle et climat se disputent l’agenda mondial

Près de 130 dirigeants sont attendus à l’Assemblée générale des Nations unies. Guerres, intelligence artificielle, réformes et crise financière composent une semaine sous forte tension.

Par Antoine Descotes
Publié le 21/09/2026 à 16:25 · 12 min de lecture
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Salle de l’Assemblée générale des Nations unies à New York
Salle de l’Assemblée générale des Nations unies, 2024. Image : Mojnsen, CC BY-SA 4.0, Wikimedia Commons.
En bref
Sommaire
  1. Une semaine diplomatique à l'échelle des 193 membres
  2. António Guterres doit ouvrir le débat sur l'état du monde
  3. Donald Trump et Emmanuel Macron sont attendus mardi
  4. Mercredi, l'Ukraine et l'intelligence artificielle au Conseil de sécurité
  5. Zelenskyy et Pezeshkian doivent prendre la parole mercredi
  6. Benjamin Netanyahu est annoncé jeudi
  7. Une intervention vidéo attendue pour Abbas
  8. Des absences importantes parmi les grandes puissances
  9. La pression financière fragilise l'organisation
  10. Un paquet de réformes inclut le Conseil de sécurité
  11. La fin du mandat du secrétaire général fixe une échéance
  12. Ce que la semaine permettra de mesurer

Les 193 États membres de l'ONU se retrouvent à partir de mardi pour une semaine marquée par les grandes prises de parole, les guerres en cours, l'intelligence artificielle et la fragilité financière de l'organisation. Environ 130 chefs d'État ou de gouvernement sont attendus, tandis que le mandat d'António Guterres doit s'achever le 31 décembre.

Source principale : Associated Press, 21 septembre 2026.

Une semaine diplomatique à l'échelle des 193 membres

La réunion qui débute mardi rassemble les 193 États membres de l'Organisation des Nations unies. Environ 130 chefs d'État ou de gouvernement sont attendus. Ces deux nombres disent l'ampleur de l'exercice, mais ils ne résument pas la difficulté de la semaine. Une assemblée aussi large doit accueillir des priorités très différentes : les conflits, les rapports entre grandes puissances, les institutions internationales, l'intelligence artificielle et les moyens financiers de l'organisation. La présence attendue de nombreux dirigeants donne une visibilité exceptionnelle aux débats. Elle ne garantit pas des accords ni même une convergence des discours. L'ONU est un lieu où les gouvernements exposent leurs positions, cherchent des soutiens et confrontent leurs divergences. Chaque intervention peut fixer une priorité nationale, mais la rencontre doit aussi permettre de mesurer ce qui reste commun à des États aux intérêts parfois opposés. Cette semaine commencera donc avec une forte concentration politique et diplomatique. Elle se déroulera aussi dans une période où l'organisation doit traiter des sujets de sécurité tout en faisant face à ses propres contraintes financières.

António Guterres doit ouvrir le débat sur l'état du monde

António Guterres doit ouvrir la séquence par un discours sur l'état du monde. La formule donne à son intervention une portée générale, au moment où l'ONU fait face à des conflits et à des questions qui dépassent les cadres habituels de la diplomatie. Le contenu précis du discours n'est pas connu à l'avance et ne doit pas être inventé. Son importance tient toutefois à la fonction du secrétaire général, chargé de présenter les défis auxquels l'organisation est confrontée. Son mandat arrive à son terme le 31 décembre. Cette date donne un relief particulier à chacune de ses interventions publiques durant les derniers mois de son mandat. Elle ne permet pas de préjuger d'une conclusion, d'une succession ou d'un bilan que le secrétaire général pourrait dresser. L'ouverture de la semaine sera observée pour la manière dont elle reliera les urgences actuelles à la capacité de l'ONU à agir. Dans une institution réunissant 193 membres, le secrétaire général ne décide pas seul des réponses. Il peut cependant mettre en lumière les tensions qui réclament une attention collective.

Donald Trump et Emmanuel Macron sont attendus mardi

Donald Trump et Emmanuel Macron doivent s'exprimer mardi. Leur présence au programme place dès le début de la semaine deux dirigeants dont les prises de parole sont particulièrement suivies. Il serait imprudent de leur prêter des annonces, des formules ou des engagements avant leurs interventions. Le fait établi est celui de leur calendrier. Dans ce type de rendez vous, l'ordre des discours peut donner un rythme aux discussions sans déterminer les suites diplomatiques. Les délégations écoutent, réagissent et poursuivent ensuite leurs échanges dans des formats qui ne se réduisent pas à la tribune. Pour le public, la journée de mardi réunira donc l'ouverture du secrétaire général et les discours attendus de ces deux présidents. Elle donnera une première image des priorités affichées lors de la semaine. Elle ne permettra pas, à elle seule, de résoudre les désaccords qui traversent l'organisation. La prudence vaut aussi pour les interprétations rapides : une allocution est un acte politique important, mais son effet dépendra de la manière dont les autres États l'accueilleront et des discussions qui suivront.

Mercredi, l'Ukraine et l'intelligence artificielle au Conseil de sécurité

Le Conseil de sécurité doit consacrer mercredi matin une réunion à l'Ukraine, puis une autre à l'intelligence artificielle dans l'après midi. Ce double programme illustre la coexistence de crises immédiates et de sujets technologiques qui appellent des règles ou une réflexion commune. La réunion sur l'Ukraine s'inscrit dans un dossier de sécurité qui reste au centre des préoccupations internationales. La séance sur l'intelligence artificielle place, elle, un enjeu plus récent au niveau du Conseil. Les informations disponibles ne détaillent ni les interventions prévues ni les résultats attendus. Il faut donc éviter d'annoncer une décision, une résolution ou un accord. Le calendrier est toutefois révélateur. Il montre que le Conseil ne traite pas uniquement des affrontements armés, mais aussi de questions dont les effets peuvent toucher la sécurité et la coopération internationale. Réunir ces deux thèmes le même jour ne signifie pas qu'ils appellent les mêmes réponses. Cela montre plutôt le large éventail des sujets que l'ONU doit mettre en discussion alors que sa capacité financière et politique est mise à l'épreuve.

Zelenskyy et Pezeshkian doivent prendre la parole mercredi

Volodymyr Zelenskyy et Masoud Pezeshkian doivent s'exprimer mercredi. Leur présence annoncée intervient le même jour que la réunion du Conseil de sécurité sur l'Ukraine et celle consacrée à l'intelligence artificielle. Il serait pourtant erroné d'en déduire le contenu de leurs discours ou l'existence d'une rencontre entre eux. Les programmes de l'Assemblée et du Conseil créent une forte densité politique, sans effacer les différences de format et de responsabilité entre les deux instances. Les prises de parole de mercredi seront suivies parce qu'elles se situent au croisement de dossiers qui suscitent déjà de vives tensions. Leur portée exacte dépendra des mots prononcés, des réponses des autres délégations et des initiatives qui pourraient être confirmées après les discours. À ce stade, le calendrier est le seul élément certain. Il invite à une lecture attentive, surtout dans une semaine où plusieurs dirigeants s'expriment à quelques heures d'intervalle. La tribune de l'ONU offre une visibilité mondiale, mais elle ne doit pas être confondue avec un espace où les différends sont automatiquement réglés.

Benjamin Netanyahu est annoncé jeudi

Benjamin Netanyahu doit prendre la parole jeudi. Cette intervention complète un calendrier où se succèdent de nombreux dirigeants, dans une assemblée qui réunit une part majeure de la communauté internationale. Comme pour les autres prises de parole, aucune déclaration ne doit être anticipée. La confirmation d'une présence ou d'un créneau est différente d'une information sur le fond du discours. Les attentes autour de cette journée sont liées aux enjeux internationaux déjà présents dans les débats, mais les faits disponibles n'autorisent pas à prédire une position, une annonce ou une issue. La valeur de la tribune onusienne tient notamment au fait que les déclarations sont adressées à l'ensemble des membres, même lorsque les désaccords restent profonds. Cette exposition peut clarifier des lignes politiques, sans garantir qu'elles rapprochent les délégations. Le jeudi sera donc une étape du programme, non un aboutissement connu d'avance. Dans une semaine aussi chargée, l'information la plus solide reste celle du calendrier confirmé et de l'ordre dans lequel les dirigeants doivent s'adresser à l'Assemblée.

Une intervention vidéo attendue pour Abbas

Abbas doit intervenir par vidéo après le refus d'un visa américain. Cette situation souligne une contrainte particulière de l'assemblée organisée aux États Unis : la participation à distance peut devenir la solution lorsqu'un représentant ne peut pas se rendre sur place. Le recours à la vidéo ne réduit pas le caractère politique de la prise de parole, mais il modifie les conditions de présence à New York. Les faits connus permettent d'en expliquer la raison, sans spéculer sur les démarches, les échanges ou les conséquences juridiques de ce refus de visa. Le programme doit donc être compris avec cette distinction : Abbas est attendu à l'Assemblée par vidéo, et non en personne, en raison de la décision américaine sur le visa. Cette séquence rappelle que la diplomatie internationale dépend aussi de conditions matérielles et administratives. Elle intervient au milieu d'une semaine où les dirigeants utilisent la tribune pour faire entendre leurs positions devant les 193 membres. La forme de l'intervention ne préjuge pas de son contenu ni de l'accueil que les autres délégations lui réserveront.

Des absences importantes parmi les grandes puissances

Xi Jinping n'est pas attendu à l'Assemblée parce qu'il doit rencontrer Donald Trump à Washington. Vladimir Poutine et Narendra Modi ne sont pas attendus non plus. Ces absences ne diminuent pas le nombre élevé de chefs d'État ou de gouvernement annoncé, mais elles seront nécessairement relevées dans une semaine consacrée aux rapports de force mondiaux. L'absence d'un dirigeant ne permet pas de conclure que son pays est absent des débats. Les États disposent de délégations et de représentants qui participent aux travaux. Elle signifie simplement que la personne concernée ne sera pas à la tribune selon le programme connu. Le déplacement de Xi Jinping à Washington pour rencontrer Donald Trump montre aussi que les échanges diplomatiques de haut niveau ne se concentrent pas tous dans le même bâtiment ou au même format. Il serait hasardeux de présumer du contenu de cette rencontre ou de ses effets sur l'Assemblée. Les agendas se croisent, parfois se concurrencent, et la diplomatie continue à travers plusieurs canaux simultanés.

La pression financière fragilise l'organisation

La semaine se tient alors que l'ONU connaît une situation financière difficile. Les États Unis ont versé 725 millions de dollars de leurs contributions courantes, mais des arriérés plus larges se chiffrent encore en milliards. Ces deux éléments doivent être présentés ensemble. Le paiement de 725 millions de dollars constitue un fait important, tandis que le problème ne disparaît pas parce que les autres arriérés restent considérables. La tension financière ne se résume pas à une seule relation entre un État et l'organisation. Elle touche la capacité de l'ONU à prévoir et à mener ses activités avec les ressources attendues. Les informations disponibles ne permettent pas de détailler les conséquences sur chaque programme ou chaque service. Elles établissent en revanche que le sujet des contributions et des impayés fait partie du contexte de la semaine. Lorsque l'organisation appelle à une réponse collective aux crises, sa propre stabilité financière devient inévitablement un objet de discussion. La crédibilité des engagements dépend aussi des moyens disponibles pour les porter dans la durée.

Un paquet de réformes inclut le Conseil de sécurité

Le paquet de réformes en discussion couvre le Conseil de sécurité. Cette précision place l'une des instances les plus visibles de l'ONU dans un mouvement de réforme plus large. Elle ne permet pas de présenter comme acquis un changement précis de sa composition, de ses règles ou de son fonctionnement. Les réformes internationales sont des processus qui dépendent des membres et de leurs positions parfois contradictoires. Le seul fait confirmé est que le Conseil de sécurité fait partie du champ couvert par le paquet. Cette question arrive à un moment où le Conseil doit aussi tenir ses réunions sur l'Ukraine et l'intelligence artificielle. L'institution est donc confrontée à une double exigence : répondre aux sujets inscrits à son agenda tout en faisant l'objet de réflexions sur son évolution. Pour les délégations, la réforme est à la fois une question de structure et de confiance dans la capacité de l'ONU à représenter ses membres. Pour le public, il convient de distinguer l'ouverture d'un débat sur les réformes d'une décision déjà adoptée.

La fin du mandat du secrétaire général fixe une échéance

Le mandat d'António Guterres se termine le 31 décembre. Cette échéance donne un cadre temporel net à la fin de l'année onusienne. Elle ne renseigne pas à elle seule sur les décisions à venir, mais elle ajoute une dimension de transition à une période déjà chargée. Le secrétaire général ouvre la semaine avec son discours sur l'état du monde, alors que l'organisation doit composer avec les crises, les besoins de réforme et les difficultés financières. Sa date de départ rappelle qu'aucune institution ne fonctionne seulement à travers des textes ou des réunions. Elle dépend aussi de responsabilités exercées pendant un mandat limité. Les membres devront poursuivre leurs discussions après cette semaine et après la fin de son mandat. Les faits disponibles n'indiquent pas comment se déroulera la suite. Ils permettent néanmoins de comprendre pourquoi les interventions de Guterres sont suivies avec une attention particulière. Dans les derniers mois d'un mandat, les priorités exposées publiquement peuvent éclairer les défis que l'organisation devra continuer à traiter.

Ce que la semaine permettra de mesurer

La semaine qui s'ouvre ne peut pas être résumée à une série de discours. Elle rassemblera 193 États membres, environ 130 chefs d'État ou de gouvernement, des séances du Conseil de sécurité et des débats sur le fonctionnement même de l'ONU. Elle offrira aussi un aperçu des limites actuelles de la coopération internationale. Les dirigeants annoncés mardi, mercredi et jeudi pourront exposer leurs priorités. Les absences de Xi Jinping, Vladimir Poutine et Narendra Modi montreront que les grands rendez vous diplomatiques se déploient également ailleurs. L'intervention vidéo d'Abbas rappellera les contraintes de représentation. La pression financière et le paquet de réformes rappelleront, eux, que l'organisation doit se transformer tout en continuant à agir. Il ne faut pas promettre à l'avance des résultats qui dépendront de discussions complexes. Le bilan utile de la semaine sera de distinguer les annonces réellement faites, les engagements confirmés et les désaccords qui subsistent. Cette méthode reste la plus fidèle à une assemblée où la présence mondiale ne supprime pas les divisions du monde.

Sources : Associated Press, informations du 21 septembre 2026 sur l'Assemblée générale des Nations unies, le calendrier des interventions et la situation financière de l'organisation.

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#ONU#Assemblée générale#Intelligence artificielle#Climat#Diplomatie
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