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Rénovation énergétique en copropriété : aides, obligations et DPE collectif

Guide exhaustif sur la rénovation énergétique en copropriété : DPE collectif, obligations, travaux prioritaires, aides financières et bénéfices. Tout pour réussir.

Illustration du guide : Rénovation énergétique en copropriété : aides, obligations et DPE collectif - Catégorie Copropriété

La rénovation énergétique en copropriété : enjeux, obligations, coûts et stratégie globale

Les enjeux de la rénovation énergétique en copropriété

La rénovation énergétique des copropriétés est devenue un sujet incontournable, à la fois pour des raisons économiques, réglementaires et environnementales. Les bâtiments résidentiels représentent une part importante de la consommation d’énergie en France, et une grande partie du parc a été construite à une époque où l’efficacité énergétique n’était pas une priorité.

Les copropriétés édifiées avant le milieu des années 1970 – soit une proportion très importante du parc bâti – sont souvent mal isolées, équipées de systèmes de chauffage anciens et peu performants, dotées de menuiseries peu isolantes, d’une ventilation insuffisante ou encore d’équipements collectifs énergivores. Résultat :

  • des factures de chauffage élevées pour les occupants, malgré parfois une consommation stable ;
  • un confort thermique inégal d’un logement à l’autre (logements surchauffés, autres difficiles à chauffer) ;
  • une dévalorisation progressive du patrimoine (logements mal classés au DPE, plus difficiles à louer ou à vendre) ;
  • une exposition accrue aux évolutions réglementaires (interdiction de location des passoires thermiques, obligations de travaux, etc.).

Mais il faut aussi rappeler que la hausse de la facture énergétique récente ne provient pas uniquement de la consommation propre au bâtiment : l’augmentation des prix de l’énergie sur les marchés, la fin progressive des dispositifs de bouclier tarifaire et le relèvement de certaines taxes et contributions (comme l’accise sur l’électricité ou certaines contributions liées aux réseaux et aux certificats d’économies d’énergie) ont fortement pesé sur les factures des copropriétés, parfois à consommation identique.

La rénovation énergétique ne se résume donc pas à « faire quelques travaux ». C’est un projet global qui engage la copropriété pour plusieurs années, voire plusieurs décennies, et qui implique une vision stratégique : planifier les interventions, définir les priorités, mobiliser les aides, organiser le financement et obtenir l’adhésion des copropriétaires, tout en gardant à l’esprit que les taxes et la réglementation nationale sur l’énergie restent un paramètre externe. La rénovation permet d’agir sur la consommation (kWh), mais pas sur le niveau des taxes décidé au niveau de l’État.


Le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) collectif

Le point de départ de toute démarche de rénovation énergétique structurée est souvent le DPE collectif. Il s’agit d’un diagnostic portant non pas sur un logement isolé, mais sur l’ensemble de l’immeuble, lorsque celui-ci est équipé d’un système de chauffage ou de refroidissement collectif.

Le DPE collectif permet de :

  • dresser un état des lieux global des performances énergétiques du bâtiment ;
  • identifier les principales sources de déperdition (toiture, murs, fenêtres, planchers bas) ;
  • évaluer la qualité des systèmes de chauffage, de production d’eau chaude et de ventilation ;
  • classer le bâtiment via une étiquette énergie (de A à G) et une étiquette climat ;
  • proposer des scénarios de travaux pour améliorer la performance, avec des ordres de grandeur sur les gains possibles.

Quand réaliser le DPE collectif ?

La généralisation du DPE collectif est progressive. La loi prévoit qu’il s’applique aux immeubles en monopropriété et aux copropriétés équipées d’un chauffage ou refroidissement collectif, avec un calendrier étalé en fonction de la taille et de la date de construction des bâtiments. En pratique, dès lors que l’immeuble dispose d’un chauffage collectif, il est fortement recommandé de réaliser un DPE collectif ou, a minima, une étude énergétique, même si l’obligation légale n’est pas encore entrée en vigueur pour votre catégorie de bâtiment.

Pour la copropriété, il ne s’agit pas d’une simple formalité. Un DPE collectif bien réalisé :

  • sert de base technique à la réflexion sur les travaux à engager ;
  • permet de prioriser les interventions (par exemple, commencer par l’isolation avant de changer la chaudière) ;
  • facilite la communication auprès des copropriétaires en fournissant des données chiffrées et des projections de gains ;
  • devient un document de référence au moment de solliciter certaines aides financières.

Contenu du DPE collectif

Concrètement, le DPE collectif repose sur :

  • la collecte de données sur le bâtiment (année de construction, matériaux, surfaces, nombre de logements, etc.) ;
  • l’analyse des factures d’énergie sur plusieurs années (chauffage, eau chaude, électricité des parties communes) ;
  • la visite sur place pour évaluer l’état de l’enveloppe (toiture, façades, menuiseries) et des équipements ;
  • le calcul de la consommation énergétique théorique et des émissions de gaz à effet de serre ;
  • l’attribution d’une étiquette énergétique de A (très performant) à G (très énergivore) ;
  • des recommandations de travaux, graduées selon le niveau d’ambition (travaux légers, rénovation globale, etc.).

Le DPE ne se contente pas d’« étiqueter » le bâtiment. Il met en évidence des leviers d’action et des scénarios de rénovation, par exemple :

  • scénario minimal : quelques améliorations ciblées (isolation de combles, régulation du chauffage) ;
  • scénario intermédiaire : isolation renforcée + changement de générateur de chaleur ;
  • scénario ambitieux : rénovation globale permettant un saut important de classes énergétiques.

L’audit énergétique approfondi

Lorsque le DPE conclut à une classe F ou G, la copropriété se situe dans la catégorie des « passoires énergétiques ». Dans ce cas, un simple DPE ne suffit plus : un audit énergétique complet devient pertinent, voire indispensable.

L’audit énergétique se distingue du DPE par :

  • un niveau de détail plus poussé (relevés sur site, simulations, variantes de scénarios) ;
  • l’élaboration d’un plan de travaux par étapes (phases successives de rénovation) ;
  • des simulations précises de gains énergétiques pour chaque bouquet de travaux ;
  • des estimations financières détaillées (coût des travaux, économies, temps de retour) ;
  • des scénarios visant, à terme, l’atteinte d’une classe C ou meilleure, selon la configuration.

L’audit énergétique est un véritable outil de pilotage stratégique pour la copropriété. Il permet de justifier les choix, de séquencer les travaux (isolation, puis chauffage, puis ventilation, etc.) et de préparer les dossiers de demande d’aides et de financement.


Les obligations réglementaires principales

La rénovation énergétique n’est plus seulement une recommandation : c’est un enjeu réglementaire majeur. Plusieurs dispositifs encadrent et orientent les copropriétés vers la réduction de leur consommation d’énergie.

L’interdiction progressive de location des passoires thermiques

La loi Climat et Résilience a instauré un calendrier d’interdiction progressive de location pour les logements les plus énergivores. Les logements classés en F ou G au DPE sont progressivement frappés de restrictions de location (gel brutal des loyers, puis impossibilité de signer de nouveaux baux à terme).

Concrètement, cela signifie que :

  • certains logements très énergivores ne peuvent plus faire l’objet de nouveaux baux à usage de résidence principale ;
  • les classes F, puis E, sont progressivement concernées par des restrictions ;
  • les propriétaires bailleurs sont fortement incités à rénover pour rester dans le marché locatif légal.

Pour une copropriété, les conséquences sont directes :

  • des lots risquent de devenir difficiles à louer sans travaux ;
  • les copropriétaires bailleurs peuvent être en première ligne pour pousser à la rénovation ;
  • la valeur des logements non rénovés peut se déprécier fortement par rapport aux biens rénovés.

Le cas des surfaces tertiaires (décret tertiaire)

Lorsque l’immeuble comporte des surfaces tertiaires importantes (bureaux, commerces, équipements), le décret tertiaire peut s’appliquer. Il impose des objectifs de réduction de la consommation énergétique des locaux tertiaires sur le long terme, avec des paliers à atteindre (2030, 2040, 2050) et des déclarations annuelles.

Pour une copropriété mixte, cela peut impliquer :

  • des travaux sur les parties communes (éclairage, ventilation, chauffage des locaux tertiaires) ;
  • une coordination avec les occupants des locaux pour adapter leurs usages et leurs équipements ;
  • un suivi fin des consommations (compteurs, sous-compteurs, outils de suivi énergétique).

Les travaux prioritaires à engager

Une rénovation énergétique efficace obéit à une logique de priorités. Il est tentant de commencer par les postes les plus visibles (fenêtres, chaudière), mais les experts recommandent de suivre un ordre cohérent pour éviter les erreurs coûteuses.

1. L’isolation des combles et toitures

Le toit est souvent le principal point de déperdition thermique. L’air chaud monte et s’échappe par les combles mal isolés ou les toitures mal conçues.

L’isolation des combles (perdus ou aménagés) et/ou de la toiture :

  • présente un excellent rapport coût/gain ;
  • est souvent l’un des travaux les plus rapides à réaliser ;
  • réduit significativement les besoins de chauffage ;
  • améliore le confort des derniers étages, très exposés au froid en hiver et à la chaleur en été.

C’est généralement le premier poste à examiner, souvent couplé avec une réflexion globale sur la toiture (étanchéité, couverture, éventuels panneaux solaires…).

2. L’isolation des murs extérieurs

Les murs représentent une part importante des déperditions thermiques. L’isolation thermique par l’extérieur (ITE) est aujourd’hui la solution de référence en copropriété :

  • elle enveloppe le bâtiment dans une « peau isolante » ;
  • elle supprime la plupart des ponts thermiques ;
  • elle améliore l’étanchéité à l’air ;
  • elle permet de rénover l’aspect extérieur (enduits, bardage, teintes).

L’ITE représente un investissement important, mais c’est aussi l’un des leviers les plus puissants pour obtenir un saut de classe énergétique significatif, surtout combinée à l’isolation de la toiture.

3. Le remplacement des fenêtres

Les menuiseries anciennes (simple vitrage, double vitrage très daté) laissent passer le froid, le bruit et créent une sensation d’inconfort.

Le remplacement des fenêtres permet :

  • de réduire les déperditions thermiques ;
  • d’améliorer le confort acoustique ;
  • de limiter condensation et problèmes d’humidité ;
  • de moderniser l’esthétique des façades (dans le respect des règles de copropriété).

Ces travaux doivent être pensés en cohérence avec l’isolation générale du bâtiment, pour optimiser le rapport coût/bénéfices.

4. Le système de chauffage

Une fois l’enveloppe du bâtiment améliorée, il devient pertinent de s’attaquer au système de chauffage collectif.

Plusieurs options peuvent être envisagées :

  • remplacement de la chaudière par une chaudière à condensation performante ;
  • installation d’une pompe à chaleur collective lorsque la configuration le permet ;
  • raccordement à un réseau de chaleur urbain si l’immeuble y est éligible ;
  • optimisation du réseau existant : équilibrage, réglages, régulation fine, robinets thermostatiques, etc.

Remplacer le chauffage avant d’avoir isolé le bâtiment conduit souvent à surdimensionner l’installation, avec des surcoûts et une performance dégradée. D’où la règle : on isole d’abord, on remplace ensuite.

5. La ventilation

Une rénovation énergétique réussie doit aussi garantir une bonne qualité de l’air intérieur. Un bâtiment très isolé mais mal ventilé peut développer condensation, moisissures, polluants intérieurs et dégradations.

Des systèmes de VMC (simple ou double flux), des bouches hygroréglables ou des solutions hybrides permettent d’assurer un renouvellement d’air maîtrisé tout en limitant les pertes de chaleur.


Les aides financières disponibles

La rénovation énergétique représente des budgets importants, mais plusieurs dispositifs existent pour réduire le reste à charge des copropriétaires. Ils doivent être étudiés en amont et intégrés dans le plan de financement global.

MaPrimeRénov’ Copropriétés

MaPrimeRénov’ Copropriétés est aujourd’hui l’un des principaux dispositifs d’aide aux rénovations globales en copropriété. Elle vise à soutenir les projets ambitieux (isolation, chauffage, ventilation, etc.) permettant un gain énergétique important (de l’ordre d’au moins 35 % de réduction des consommations conventionnelles).

En pratique, cette aide :

  • s’applique aux copropriétés immatriculées au registre national, majoritairement à usage d’habitation principale ;
  • finance une partie du coût des travaux (avec un plafond par logement) ;
  • peut être complétée par des bonus en cas de saut de classes énergétiques ou de présence importante de ménages modestes dans l’immeuble.

Les Certificats d’Économies d’Énergie (CEE)

Les CEE constituent une autre source importante de financement. Les fournisseurs d’énergie ont l’obligation de financer des économies d’énergie, ce qui se traduit par des primes travaux pour les particuliers et les copropriétés.

Pour une copropriété, les CEE permettent d’obtenir des aides en fonction du type de travaux réalisés (isolation, chaudières performantes, etc.), du climat, et des performances visées. Ils sont généralement cumulables avec MaPrimeRénov’ Copropriétés et certaines aides locales.

L’éco-PTZ collectif

L’éco-prêt à taux zéro collectif permet de financer une partie des travaux de rénovation énergétique sans intérêts. Chaque copropriétaire peut souscrire un prêt correspondant à sa quote-part. Ce dispositif facilite le passage à l’action en lissant l’effort financier dans le temps.

Les aides des collectivités locales

De nombreuses collectivités locales (régions, départements, métropoles, communes) complètent les aides nationales par des subventions, des bonus ou des accompagnements techniques. Il est conseillé de se rapprocher d’un conseiller France Rénov’ ou d’une plateforme locale de rénovation pour connaître l’ensemble des dispositifs disponibles sur votre territoire.

La TVA réduite à 5,5 %

Les travaux de rénovation énergétique et certains travaux indissociablement liés peuvent bénéficier d’une TVA réduite à 5,5 % au lieu du taux normal, ce qui diminue le coût TTC pour la copropriété.

Comprendre la facture d’énergie : prix du kWh, acheminement et taxes

Le commentaire d’une copropriétaire met en avant un point crucial : même sans travaux, la facture énergétique peut exploser à cause de facteurs extérieurs : hausse des prix de marché, modification des taxes, fin partielle des boucliers tarifaires.

Une facture d’électricité ou de gaz se compose, schématiquement, de trois blocs :

  • Le prix de l’énergie : coût de production et de fourniture (kWh hors taxes), qui dépend des marchés.
  • Les tarifs d’acheminement : rémunération des réseaux (transport, distribution), régulés et fixés au niveau national.
  • Les taxes et contributions : TVA, accise sur l’électricité ou le gaz, contributions diverses (réseaux, soutien aux renouvelables, etc.).

Ces taxes et contributions ont beaucoup évolué ces dernières années : certaines avaient été fortement réduites pendant la crise énergétique, puis relevées à nouveau, ce qui peut donner l’impression que « la facture double alors que le bâtiment n’a pas changé ».

Deux conséquences importantes :

  • La copropriété ne maîtrise pas le niveau des taxes ni la réglementation nationale : ces décisions relèvent de l’État et des autorités de régulation.
  • En revanche, la copropriété peut agir sur la quantité d’énergie consommée : moins de kWh consommés = moins de kWh soumis aux taxes. Même si les taxes augmentent, un bâtiment bien rénové restera moins exposé en volume (kWh) qu’un bâtiment énergivore.

Un article sérieux sur la rénovation énergétique doit donc tenir ensemble ces deux réalités : oui, la hausse de facture provient en partie de la fiscalité et des règles du marché, mais la rénovation reste l’un des rares leviers concrets dont disposent les copropriétés pour réduire durablement leur exposition aux hausses de prix.


Le vote des travaux de rénovation énergétique

Les projets de rénovation énergétique doivent être approuvés en Assemblée Générale, selon des règles de majorité qui ont été progressivement assouplies pour faciliter la prise de décision.

La majorité de l’article 25 et le « second vote »

En règle générale, les travaux de rénovation énergétique sur les parties communes (isolation, chaudière collective, ventilation…) relèvent de la majorité absolue de l’article 25 : la majorité de toutes les voix des copropriétaires, présents, représentés ou absents.

Si cette majorité n’est pas atteinte mais que le projet obtient un nombre de voix suffisant, un second vote à la majorité simple (article 24) peut être organisé immédiatement, ce qui permet parfois de faire adopter des travaux qui auraient sinon été bloqués.

Le mandataire travaux

Pour les projets de rénovation globale – notamment lorsque MaPrimeRénov’ Copropriétés est mobilisée – la désignation d’un mandataire travaux est fortement recommandée.

Ce mandataire (syndic, opérateur spécialisé, AMO…) a pour mission de :

  • coordonner l’ensemble des intervenants (bureaux d’études, entreprises, organismes d’aides) ;
  • suivre le calendrier et la bonne exécution des travaux ;
  • rassembler les pièces nécessaires à l’obtention des aides ;
  • accompagner les copropriétaires dans leurs démarches individuelles (aides, prêts, etc.).

L’individualisation des frais de chauffage

Dans les immeubles avec chauffage collectif, l’individualisation des frais de chauffage (pose de compteurs ou répartiteurs) vise à responsabiliser les occupants sur leur consommation, en introduisant une part variable liée aux kWh réellement consommés.


Le financement individuel par les copropriétaires

Même avec des aides importantes, chaque copropriétaire doit financer une partie de sa quote-part. Le mode de répartition dépend de la nature des travaux et du règlement de copropriété.

Répartition selon les tantièmes ou l’utilité

La plupart des travaux sur parties communes sont répartis selon les tantièmes généraux. Pour certains équipements ou travaux spécifiques, une répartition selon l’utilité peut être prévue (par exemple pour certains équipements collectifs).

Plans de financement personnalisés

Tous les copropriétaires n’ont pas la même situation financière. Un accompagnement personnalisé permet de :

  • identifier les aides individuelles (compléments, prêts bonifiés, etc.) ;
  • monter des plans de financement adaptés (éco-PTZ, prêt bancaire, etc.) ;
  • rassurer les copropriétaires inquiets face au montant des travaux.

Les bénéfices concrets de la rénovation énergétique

Économies sur les factures

En réduisant les besoins de chauffage et en améliorant la performance des systèmes, une rénovation réussie permet :

  • de réduire durablement les charges de chauffage ;
  • de amortir les hausses de prix (moins de kWh consommés, donc moins de kWh taxés) ;
  • de rendre la copropriété plus résiliente face aux fluctuations du marché de l’énergie.

Valorisation du patrimoine

Sur le marché immobilier, la performance énergétique est désormais un critère essentiel. Un logement rénové, avec un bon DPE :

  • se vend plus facilement, avec moins de négociation à la baisse ;
  • est plus attractif à la location, surtout dans un contexte de restrictions sur les passoires énergétiques ;
  • évite la spirale de dévalorisation liée aux logements mal classés.

Confort et qualité de vie

Au-delà des chiffres, les occupants ressentent rapidement une amélioration du confort :

  • température plus homogène dans les pièces ;
  • disparition des parois froides et des courants d’air ;
  • réduction des problèmes d’humidité et de condensation ;
  • meilleure isolation acoustique, notamment vis-à-vis de l’extérieur.

Contribution à la transition écologique

Enfin, la rénovation énergétique permet de réduire les émissions de gaz à effet de serre du parc immobilier. Moins d’énergie consommée, des systèmes plus performants, éventuellement des énergies plus décarbonées : chaque copropriété rénovée contribue à l’effort collectif de transition.


En résumé

La flambée des factures d’énergie est le résultat de plusieurs facteurs : prix de marché, taxes et contributions, mais aussi niveau de consommation lié à la performance du bâtiment. Une copropriété ne peut pas agir sur la fiscalité nationale, mais elle peut reprendre la main sur ce qu’elle consomme et sur la qualité de son patrimoine.

En combinant diagnostics sérieux (DPE collectif, audit énergétique), travaux cohérents (isolation, chauffage, ventilation) et mobilisation des aides (MaPrimeRénov’, CEE, éco-PTZ, aides locales), la rénovation énergétique devient un levier concret pour réduire les charges, valoriser les logements et améliorer le confort, tout en restant lucide sur le poids des taxes et des décisions nationales dans la facture finale.

Équipe SyndicOS

Experts en gestion de copropriété et accompagnement des syndics.