Découvrir Arkendia

Les erreurs courantes à éviter en tant que bailleur

Découvrez les pièges les plus fréquents dans la gestion locative et comment les éviter efficacement grâce à RentOS.

Devenir bailleur peut sembler simple : acheter un logement, trouver un locataire, encaisser un loyer. Mais dans les faits, la gestion locative est une activité complexe, encadrée par une réglementation stricte et rythmée par des obligations administratives, juridiques et financières. Beaucoup de propriétaires novices — et même expérimentés — commettent des erreurs qui peuvent coûter cher : impayés, litiges, contentieux, travaux imprévus, perte de temps, voire dévalorisation du bien.

Pour éviter ces pièges, il est indispensable de connaître les erreurs les plus fréquentes et les bonnes pratiques pour sécuriser votre investissement. Voici un guide détaillé pour devenir un bailleur serein, organisé et averti.


1. Ne pas vérifier sérieusement le dossier du locataire

C’est l’erreur la plus courante — et la plus coûteuse. Un dossier mal vérifié augmente fortement le risque d’impayés, de dégradations ou de conflits. Un locataire doit présenter une situation financière solide, mais aussi un profil fiable et stable.

1.1 Les justificatifs indispensables

Vérifiez systématiquement :

  • la pièce d’identité (validité, cohérence) ;
  • le contrat de travail (CDI, CDD, intérim, alternance, indépendant…) ;
  • les trois derniers bulletins de salaire ;
  • le dernier avis d’imposition ;
  • les justificatifs de domicile précédent ;
  • éventuellement, les relevés bancaires (chèque sans provision, découvert chronique) ;
  • acte de cautionnement si garant.

1.2 Le taux d’effort

Un locataire doit consacrer idéalement moins de 33 % de ses revenus au loyer. Au-delà, le risque d’impayés augmente significativement.

1.3 Les erreurs à éviter absolument

  • accepter un dossier incomplet sous la pression d’une forte demande ;
  • ne pas vérifier l’authenticité des documents (faux bulletins de salaire de plus en plus courants) ;
  • ignorer un historique d’impayés ou un changement de logement trop fréquent ;
  • sélectionner uniquement « au feeling ».

Une sélection rigoureuse est la première protection du bailleur.

2. Oublier de déclarer ses revenus fonciers

Tous les loyers perçus doivent être déclarés à l’administration fiscale : que vous louiez nu, meublé, que le locataire soit présent ou parti en cours d’année. Une erreur, un oubli ou un mauvais régime fiscal peut entraîner :

  • un redressement ;
  • des pénalités ;
  • des intérêts de retard ;
  • une perte d’avantages fiscaux importants.

2.1 Les régimes possibles

Le choix du régime fiscal dépend de votre stratégie :

  • Micro-foncier : abattement de 30 %, réservé aux revenus nus inférieurs à 15 000 € ;
  • Régime réel : déduction des charges réelles (travaux, intérêts d’emprunt, assurances…) ;
  • LMNP (meublé) : micro-BIC (abattement 50 %) ou réel (amortissements, dépenses déductibles).

2.2 Les erreurs fiscales fréquentes

  • percevoir des loyers sans les déclarer ;
  • choisir un régime fiscal non adapté ;
  • oublier de déclarer les charges déductibles (une perte de milliers d’euros par an) ;
  • confondre revenus fonciers et revenus BIC dans le cas du meublé.

Une gestion fiscale rigoureuse optimise votre rentabilité et vous protège des sanctions.

3. Négliger l’état des lieux

L’état des lieux est l’un des documents les plus importants du bail. C’est lui qui détermine, juridiquement, si des dégradations peuvent être retenues sur le dépôt de garantie.

3.1 Pourquoi il est indispensable

Sans état des lieux précis, complet et daté, le logement est supposé avoir été remis en bon état. Vous ne pourrez rien facturer au locataire, même en cas de dégradations flagrantes.

3.2 Contenu idéal d’un état des lieux complet

  • description précise pièce par pièce ;
  • photos datées et de bonne qualité ;
  • mesure des compteurs (eau, gaz, électricité) ;
  • inventaire complet en meublé ;
  • anomalies, dysfonctionnements, traces d’usure ;
  • signature des deux parties.

3.3 Les erreurs à éviter

  • faire un état des lieux trop rapide ou superficiel ;
  • oublier les photos ;
  • remettre un document imprécis (« bon », « OK », « propre »…) ;
  • ne pas comparer l’entrée et la sortie.

Un bon état des lieux protège autant le bailleur que le locataire.

4. Gérer sa location sans outil adapté

Beaucoup de bailleurs gèrent leur logement avec des tableurs, des notes manuscrites ou des e-mails dispersés. Or la gestion locative implique :

  • suivi des loyers et des charges ;
  • envoi des quittances ;
  • gestion des relances ;
  • prévision des travaux ;
  • archivage des documents ;
  • échéances légales (diagnostics, révision de loyer, assurances, etc.).

Une mauvaise organisation peut entraîner :

  • oublis de révision de loyer ;
  • retards de quittances ;
  • perte de documents importants ;
  • conflits avec le locataire ;
  • erreurs fiscales ou déclaratives.

Un système de gestion clair, centralisé et bien structuré permet d’éviter ces écueils, de gagner du temps et de réduire les risques d’erreurs.

Conclusion

Être bailleur ne consiste pas seulement à percevoir un loyer : c’est un véritable métier, qui nécessite rigueur, méthode et bonne connaissance du cadre légal. En évitant les erreurs les plus fréquentes — dossier mal vérifié, mauvaise gestion administrative, absence de suivi financier ou d’état des lieux négligé — vous sécurisez votre patrimoine et améliorez considérablement la rentabilité de votre investissement.

Une gestion structurée, une sélection de locataire rigoureuse et une attention permanente aux obligations légales vous permettront de louer sereinement, de prévenir les litiges et de maximiser vos revenus locatifs sur le long terme.

Un bailleur bien informé est un bailleur protégé — et rentable.

Équipe RentOS

Spécialistes de la gestion locative et de l'investissement immobilier.