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Politique

Raphaël Glucksmann annonce sa candidature à la présidentielle 2027 dans le cadre d'une primaire avec le PS

L'eurodéputé et président de Place publique a annoncé sa candidature au « 20 heures » de TF1, aussitôt suivie du soutien de Yannick Jadot.

Par Rédaction Arkendia News
Publié le 24/08/2026 à 09:23 · 3 min de lecture
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Raphaël Glucksmann
En bref
Sommaire
  1. Une candidature officialisée au « 20 heures » de TF1
  2. Une ligne social-démocrate assumée
  3. Une gauche toujours fragmentée

Une candidature officialisée au « 20 heures » de TF1

Raphaël Glucksmann a mis fin, samedi 23 août, aux spéculations qui entouraient sa trajectoire politique depuis plusieurs mois : l'eurodéputé et président du mouvement Place publique a annoncé, au « 20 heures » de TF1, sa candidature à l'élection présidentielle de 2027. Il s'agira de participer à une primaire organisée avec le Parti socialiste, dont le premier secrétaire, Olivier Faure, avait lui-même laissé la porte ouverte à un tel scénario lors des Journées d'été des Ecologistes, la veille.

Cette annonce intervient dans un contexte particulier : elle a été suivie d'une décision inattendue de la journaliste Léa Salamé, qui a choisi de se retirer de la présentation du « 20 heures » de France 2 dès l'officialisation de la candidature de Raphaël Glucksmann, afin d'éviter tout soupçon de conflit d'intérêts, les deux personnalités étant en couple depuis plusieurs années. Cette décision, saluée pour sa rigueur déontologique, illustre la vigilance accrue des médias audiovisuels français à l'approche de l'échéance présidentielle.

Une ligne social-démocrate assumée

Sur le fond, Raphaël Glucksmann entend incarner une ligne social-démocrate assumée, centrée sur la souveraineté européenne, la réindustrialisation verte et une fiscalité plus juste envers les grandes fortunes et les multinationales. Depuis son entrée en politique après les attentats de 2015 et surtout depuis son succès aux élections européennes de 2024, où sa liste avait recueilli plus de 13 % des voix, il s'est positionné comme l'un des visages montants de la gauche non insoumise, en rupture assumée avec la ligne portée par Jean-Luc Mélenchon et La France insoumise (LFI).

Dès le lendemain de l'annonce, dimanche 24 août, le soutien de Yannick Jadot est venu conforter la dynamique de candidature. L'eurodéputé écologiste, ancien candidat à la présidentielle de 2022, a annoncé se ranger derrière Raphaël Glucksmann et se voir chargé, au sein de cette candidature, de préparer « la mise en place d'un état d'urgence écologique ». Ce ralliement s'inscrit dans la séquence plus large des Journées d'été des Ecologistes, marquées par les tentatives de rapprochement entre les différentes composantes de la gauche et de l'écologie politique, sur fond de tensions persistantes avec LFI.

Une gauche toujours fragmentée

La bataille des gauches pour 2027 s'annonce en effet disputée. Jean-Luc Mélenchon, lors du discours de clôture de l'université d'été de LFI le même week-end, a longuement insisté sur la nécessité d'un « Etat écologique » face aux « canicules et incendies à répétition » et a multiplié les appels du pied en direction des Ecologistes, sans toutefois convaincre la totalité du mouvement de le rallier. Le communiste Fabien Roussel a de son côté également lancé sa propre campagne sur une ligne autonome, approuvée par le 40e congrès du PCF. Le paysage à gauche apparaît ainsi durablement fragmenté, avec au moins trois pôles distincts : celui de LFI autour de Jean-Luc Mélenchon, celui du PCF autour de Fabien Roussel, et celui, désormais structuré autour d'une primaire, réunissant le PS, Place publique et une partie des Ecologistes derrière Raphaël Glucksmann.

Cette primaire sociale-démocrate, dont les modalités précises restent à définir dans les prochaines semaines, devra composer avec la question de l'unité de la gauche au second tour, un sujet sur lequel Olivier Faure s'est montré prudent, refusant de « rejouer les gauches irréconciliables » tout en actant que la victoire ne pourra se faire, selon lui, sans l'ensemble de l'électorat de gauche.

Source : d'après Le Monde.

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