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International

Sanctions contre la Russie : l’Union européenne reste divisée sur deux oligarques

L’Union européenne poursuit ses discussions sur une éventuelle levée des sanctions contre Alicher Ousmanov et Mikhaïl Fridman, alors que le renouvellement du régime approche.

Par Antoine Descotes
Publié le 22/09/2026 à 18:17 · 12 min de lecture
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Drapeaux des États membres devant le Parlement européen à Bruxelles
Drapeaux des États membres devant le Parlement européen à Bruxelles, illustration. Image : Marek Ślusarczyk, CC BY 3.0, Wikimedia Commons.
En bref
Sommaire
  1. Un accord de principe non confirmé
  2. Une règle d'unanimité exigeante
  3. Le périmètre du régime européen
  4. Le risque d'une expiration sans accord
  5. Une échéance rapportée pour mercredi
  6. La position défendue par Kaja Kallas
  7. La réaction ukrainienne
  8. Les motifs avancés par la France
  9. L'information publiée par le Financial Times
  10. Un renouvellement potentiellement plus long
  11. Ce que les discussions de mardi doivent clarifier

Source : France 24 rapporte que les discussions entre Etats membres de l'Union européenne se poursuivent sur le renouvellement du régime de sanctions visant près de 3 000 personnes et entités accusées de soutenir l'effort de guerre russe contre l'Ukraine.

Un accord de principe non confirmé

Lundi soir, l'Union européenne n'avait pas confirmé l'existence d'un accord de principe permettant de lever les sanctions qui visent Alicher Ousmanov et Mikhaïl Fridman. La première demande aurait été portée par la France, la seconde par le Luxembourg. Cette absence de confirmation est centrale : elle signifie que le point n'était pas clos au moment où les Etats membres devaient préparer la reconduction du régime dans son ensemble. Les échanges devaient se poursuivre mardi. Dans ce dossier, la distinction entre une discussion politique, une orientation évoquée et une décision formelle importe particulièrement. La levée de mesures individuelles ne peut être déduite d'informations faisant état de pourparlers. Elle dépendrait d'une décision que les Vingt Sept doivent approuver unanimement. Le débat se déroule donc sur deux plans liés mais distincts : le sort de deux personnes nommément désignées et la continuité d'un cadre de sanctions beaucoup plus vaste. Les discussions de mardi sont présentées comme déterminantes parce qu'elles interviennent avant l'échéance de renouvellement signalée par la source. Rien, dans les éléments disponibles, ne permet d'affirmer que les Etats membres aient déjà arrêté une position finale sur les deux cas.

Une règle d'unanimité exigeante

Le renouvellement du régime européen suppose l'accord des 27 Etats membres. Cette règle d'unanimité donne à chaque capital le pouvoir de peser directement sur l'issue des négociations. Selon une source diplomatique citée par France 24, la Lettonie s'est opposée à la levée des sanctions concernant les deux hommes. Cette position ne préjuge pas à elle seule du résultat final, mais elle rappelle qu'un compromis, même discuté entre plusieurs Etats, ne devient pas une décision européenne sans consensus. Le mécanisme place les délégations dans une séquence de négociation où les questions individuelles peuvent être examinées en même temps que le maintien du régime général. Il serait toutefois imprudent d'en conclure qu'une opposition isolée entraîne automatiquement l'échec de tout renouvellement, ou qu'un accord sur le renouvellement implique nécessairement une même réponse pour chaque inscription. Les faits disponibles indiquent seulement que les discussions continuaient. Ils soulignent aussi l'importance de la procédure : ce n'est pas une majorité qui tranche, mais une unanimité qui doit être réunie avant l'expiration du dispositif. Cette contrainte explique l'attention portée aux échanges diplomatiques de dernière minute.

Le périmètre du régime européen

Le régime dont le renouvellement est discuté vise près de 3 000 personnes et entités accusées de soutenir l'effort de guerre russe contre l'Ukraine. Ce chiffre donne la mesure de l'enjeu collectif. La discussion relative à Alicher Ousmanov et Mikhaïl Fridman intervient dans un dispositif qui ne se limite pas à deux dossiers individuels. Les sanctions européennes mentionnées par la source comprennent un gel des avoirs et une interdiction de voyager à l'intérieur des 27 Etats membres. Décrire ce cadre permet de comprendre pourquoi le calendrier de renouvellement suscite une telle attention : une absence d'accord ne concernerait pas seulement deux personnes, mais l'ensemble des mesures arrivant à échéance. Il ne faut pas pour autant attribuer à chaque personne ou entité le même rôle, ni tirer des conclusions particulières sur leur situation au-delà de ce que la source précise. L'article rapporte une qualification générale, celle de personnes ou d'entités accusées de soutenir l'effort de guerre russe. La procédure européenne traite simultanément un ensemble très large de désignations, avec des effets pratiques attachés aux mesures de gel et de déplacement.

Le risque d'une expiration sans accord

La source indique clairement qu'en l'absence d'accord, toutes les sanctions seraient levées. Cette conséquence donne un poids particulier aux négociations en cours. Elle ne signifie pas qu'une telle issue soit acquise ou probable, seulement qu'elle constitue la conséquence procédurale décrite si l'unanimité n'est pas obtenue. Les Etats membres doivent donc arbitrer sous une contrainte de temps, tout en préservant leur capacité à soutenir ou à contester certaines décisions individuelles. Le régime est renouvelé tous les six mois, selon les informations rapportées. La répétition de cette échéance impose aux diplomaties européennes de revenir régulièrement sur le cadre et sur les inscriptions qui le composent. Dans la séquence actuelle, le débat sur deux levées possibles est ainsi inséré dans une décision plus globale dont dépend la pérennité de restrictions appliquées à plusieurs milliers de personnes et d'entités. Il serait excessif d'y voir une simple formalité administrative. La règle d'unanimité, l'opposition lettonne signalée et la proximité de l'échéance montrent au contraire que le processus reste ouvert. L'information disponible ne permet pas de prédire l'issue des discussions de mardi.

Une échéance rapportée pour mercredi

La date limite est rapportée comme fixée à mercredi à minuit. Cette indication de calendrier est celle donnée par la source et doit être comprise comme un repère pour les discussions, sans extrapolation sur une conversion horaire ou sur d'éventuels ajustements techniques. A l'approche de cette échéance, les Etats membres doivent parvenir à une décision commune s'ils veulent éviter l'expiration du régime. L'urgence apparente n'efface pas les conditions juridiques et politiques de la décision : l'accord des 27 demeure requis. Elle peut en revanche concentrer les échanges et rendre visibles les divergences entre délégations. Les informations disponibles ne décrivent pas le contenu de toutes les propositions ni la position détaillée de chaque Etat. Elles ne permettent donc pas de reconstituer la négociation au-delà des demandes attribuées à la France et au Luxembourg, de l'opposition rapportée de la Lettonie et de la poursuite annoncée des discussions. Dans ce contexte, le calendrier n'est pas une conclusion. Il constitue le cadre dans lequel les capitales doivent encore décider si le régime est reconduit et selon quelles modalités, y compris concernant les deux personnes évoquées.

La position défendue par Kaja Kallas

La cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, souhaite que les sanctions restent un instrument central de pression. Elle évoque également un nouveau paquet de mesures. Cette position s'inscrit dans une lecture politique du dispositif : pour elle, les sanctions ne relèvent pas seulement d'un mécanisme à renouveler périodiquement, mais d'un levier qui doit conserver une place essentielle dans la réponse européenne. Les éléments fournis ne détaillent ni les mesures qui pourraient figurer dans ce nouveau paquet ni le calendrier de sa présentation. Il ne serait donc pas justifié de lui attribuer un contenu précis ou de présenter ce paquet comme adopté. Son intervention souligne néanmoins que la discussion sur le renouvellement ne se limite pas à la gestion de l'existant. Elle se déroule aussi dans un débat plus large sur la manière de maintenir la pression européenne. Cette ligne politique contraste avec l'idée d'une réduction des mesures concernant les deux personnes visées, sans pour autant permettre d'affirmer comment chaque Etat membre arbitrera. La procédure formelle reste celle de l'unanimité, et les négociations annoncées pour mardi demeurent le lieu où les positions doivent être rapprochées.

La réaction ukrainienne

Le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Andrii Sybiha, juge inacceptable la levée des sanctions visant les deux hommes et estime qu'elle enverrait un mauvais signal. Cette réaction apporte le point de vue de l'Ukraine à un débat conduit au sein de l'Union européenne. Elle ne modifie pas la règle selon laquelle les Etats membres doivent décider unanimement, mais elle illustre la portée politique que Kyiv attribue à une éventuelle décision individuelle. Les propos rapportés sont explicites sur l'appréciation du ministre : il rejette la perspective évoquée. Ils ne permettent pas d'affirmer qu'une levée a eu lieu, puisque les discussions continuaient et qu'aucun accord de principe n'était confirmé. La prudence est d'autant plus nécessaire que le débat porte sur une possibilité examinée dans le cadre d'une négociation non achevée. En rappelant que les sanctions sont liées à des personnes et entités accusées de soutenir l'effort de guerre russe, la séquence place la réaction ukrainienne dans le contexte de la guerre contre l'Ukraine. Elle ne fournit pas davantage d'éléments sur d'éventuelles démarches diplomatiques ukrainiennes auprès de chacun des Etats membres.

Les motifs avancés par la France

La France invoque des raisons de sécurité nationale dans ce dossier. Une source diplomatique parisienne indique que la France répond positivement à des partenaires internationaux au sujet d'Alicher Ousmanov. Cette formulation attribuée à une source diplomatique ne précise ni l'identité de ces partenaires ni la nature de leur demande. Elle ne permet donc pas de présenter comme établi un mécanisme particulier, une contrepartie ou un engagement précis. Elle montre toutefois que Paris inscrit sa position dans une discussion avec des partenaires internationaux et la rattache à la sécurité nationale. L'expression mérite d'être rapportée avec retenue. Elle ne constitue pas, à elle seule, une démonstration publique des éléments ayant conduit à la demande française. Elle n'autorise pas non plus à déduire que les autres Etats partagent cette appréciation. Dans une décision soumise à l'unanimité, les motifs avancés par une capitale peuvent être discutés par toutes les autres. Les informations disponibles établissent que la France a demandé la levée concernant Alicher Ousmanov, que cette demande est liée à des raisons de sécurité nationale selon elle, et que les négociations européennes n'étaient pas terminées.

L'information publiée par le Financial Times

Le Financial Times, cité dans les éléments disponibles, rapporte que la pression française s'inscrit dans un accord de libération de prisonniers impliquant des citoyens français détenus en Azerbaïdjan. Cette information doit être attribuée précisément au journal, comme le nécessite son statut de révélation de presse rapportée. Elle ne doit pas être transformée en fait établi au-delà de cette attribution, ni complétée par des détails absents de la source. La source diplomatique parisienne mentionnée par France 24 parle pour sa part d'une réponse positive à des partenaires internationaux au sujet d'Alicher Ousmanov. Les deux formulations peuvent être présentées côte à côte sans les confondre : l'une est l'information rapportée par le Financial Times sur le contexte de la pression française, l'autre est l'explication donnée par une source diplomatique de Paris. Elles ne décrivent pas nécessairement tous les aspects du dossier. Elles ne permettent pas non plus de conclure que l'Union européenne a accepté une quelconque condition. La décision européenne reste suspendue aux discussions et à l'unanimité. Cette distinction entre informations attribuées et décision formelle est indispensable pour suivre une négociation aussi sensible.

Un renouvellement potentiellement plus long

Les 27 sont également parvenus à un accord de principe pour porter la durée du renouvellement de six à 36 mois. Cet accord de principe doit toutefois attendre l'issue des discussions de mardi. Il serait donc prématuré de le présenter comme définitivement validé ou entré en application. L'idée d'allonger la période de renouvellement modifierait le rythme décrit par la source, selon lequel les sanctions doivent actuellement être renouvelées tous les six mois. Elle n'efface pas la nécessité d'une décision commune dans la séquence en cours. Au contraire, le fait que les discussions doivent encore se poursuivre rappelle qu'un accord de principe n'est pas une décision achevée. L'enjeu concerne à la fois la durée du cadre général et les demandes concernant Alicher Ousmanov et Mikhaïl Fridman. Ces questions sont proches dans le calendrier, mais les éléments fournis ne permettent pas de dire qu'elles seraient juridiquement ou politiquement indissociables. La seule conclusion rigoureuse est que les Etats membres examinaient un allongement envisagé de six à 36 mois, sous réserve des échanges attendus mardi.

Ce que les discussions de mardi doivent clarifier

Les discussions de mardi doivent permettre de savoir si les Etats membres peuvent réunir l'unanimité requise avant l'échéance rapportée pour mercredi à minuit. Elles doivent aussi éclairer le statut des demandes françaises et luxembourgeoises, l'opposition attribuée à la Lettonie, ainsi que l'accord de principe envisagé sur un renouvellement de 36 mois. A ce stade, une lecture rigoureuse consiste à conserver les degrés de certitude : les sanctions sont un gel des avoirs et une interdiction de voyager dans les 27 ; elles concernent près de 3 000 personnes et entités selon la source ; leur renouvellement exige l'unanimité ; et les pourparlers n'étaient pas achevés. Kaja Kallas défend leur maintien comme instrument central de pression et évoque un nouveau paquet. Andrii Sybiha considère qu'une levée pour les deux hommes serait inacceptable et un mauvais signal. Les motifs français et l'information du Financial Times doivent conserver leurs attributions respectives. La suite dépend d'une décision collective qui n'était pas encore annoncée. C'est cette décision, plutôt que les hypothèses ou les attentes formulées pendant les négociations, qui déterminera le maintien effectif du régime.

Sources : France 24.

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#Union européenne#sanctions#Russie#Alicher Ousmanov#Mikhaïl Fridman#Ukraine
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