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Politique

"Charia à Paris" : la réponse cinglante d'Emmanuel Grégoire à Donald Trump

Le maire socialiste de Paris a vivement répondu à Donald Trump après que le président américain a affirmé que la charia était devenue « presque comme un deuxième mode de vie » dans la capitale française.

Par Rédaction Arkendia News
Publié le 28/08/2026 à 16:37 · 6 min de lecture
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Façade de l'Hôtel de Ville de Paris
En bref
Sommaire
  1. Une nouvelle sortie surréaliste de Donald Trump
  2. Une rhétorique déjà tenue sur Londres
  3. La réponse cinglante d'Emmanuel Grégoire
  4. Une référence directe à l'agence fédérale ICE
  5. Un record d'arrestations pour l'ICE en juillet
  6. Une passe d'armes qui dépasse le seul cadre municipal
  7. Le contexte plus large de la politique migratoire américaine
  8. Une polémique qui devrait continuer d'enfler
  9. Un climat déjà tendu entre Paris et l'administration américaine
  10. Des réactions attendues au sein de la classe politique française

Le maire socialiste de Paris Emmanuel Grégoire a vivement répondu jeudi 27 août 2026 à Donald Trump, après que le président américain a affirmé dans un podcast que la charia était devenue « presque comme un deuxième mode de vie » dans la capitale française. Une nouvelle sortie qui s'inscrit dans une longue série de propos similaires du locataire de la Maison Blanche sur les grandes villes européennes.

Une nouvelle sortie surréaliste de Donald Trump

Interrogé mercredi lors d'un entretien téléphonique diffusé dans un talk show conservateur, le Glenn Beck Radio Program, Donald Trump a affirmé vouloir interdire purement et simplement l'application de la charia aux États-Unis. « J'interdirais absolument la charia, et elle est présente dans une certaine mesure dans ce pays. Et là où nous la voyons, nous la supprimons », a déclaré le président américain à l'animateur qui l'interrogeait sur une éventuelle loi en ce sens. Il a ensuite étendu son propos à l'Europe, assurant que la loi islamique était devenue « presque comme un deuxième mode de vie » à Londres et à Paris.

Une rhétorique déjà tenue sur Londres

Ce type de déclaration n'est pas inédit dans la bouche de Donald Trump. Le président américain avait déjà tenu des propos très similaires sur la capitale britannique l'an dernier, accusant Londres d'être en voie d'islamisation et de perdre son identité culturelle. Adepte des théories relayées par la fachosphère américaine, il n'a fait cette fois que transposer le même argumentaire à Paris, sans apporter le moindre élément factuel à l'appui de son affirmation sur la présence de la charia dans la capitale française.

La réponse cinglante d'Emmanuel Grégoire

Cette sortie n'a pas manqué de provoquer la réaction du maire socialiste de Paris. Emmanuel Grégoire a écrit jeudi soir sur le réseau social X que « Paris n'a aucune leçon à recevoir de la part d'un chef d'État qui déploie des milices racistes pour traquer celles et ceux qui font vivre son pays ». Une formule qui vise directement l'action de l'administration Trump en matière d'immigration, et plus particulièrement les méthodes employées par les autorités fédérales américaines pour expulser les personnes en situation irrégulière sur le territoire des États-Unis.

Une référence directe à l'agence fédérale ICE

La référence aux « milices racistes » évoquées par Emmanuel Grégoire vise sans détour l'ICE, l'Immigration and Customs Enforcement, l'agence fédérale américaine chargée de traquer et d'expulser les personnes en situation irrégulière. Cette agence est connue pour ses méthodes particulièrement brutales, régulièrement dénoncées par des associations de défense des droits humains aux États-Unis. Le choix des mots du maire de Paris n'est donc pas anodin et renvoie directement à la politique migratoire menée par l'administration américaine depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche.

Un record d'arrestations pour l'ICE en juillet

Les chiffres récents viennent d'ailleurs étayer la charge du maire parisien. Selon des données du ministère américain de la sécurité intérieure citées par plusieurs médias outre-Atlantique, l'ICE a procédé en juillet 2026 à plus de cinquante et un mille arrestations pour des infractions aux lois sur l'immigration, un record absolu depuis le retour de Donald Trump au pouvoir en janvier 2025. Ce chiffre illustre l'intensification constante de la politique d'expulsion massive de sans-papiers menée par l'administration républicaine tout au long de son second mandat.

Une passe d'armes qui dépasse le seul cadre municipal

Au-delà de la simple polémique verbale, cet échange met en lumière des visions radicalement opposées de la gestion des questions migratoires entre l'exécutif américain et une partie de la classe politique française. Alors que Donald Trump a fait de la lutte contre l'immigration irrégulière l'un des piliers de son second mandat, plusieurs élus locaux français, à l'image d'Emmanuel Grégoire, continuent de défendre une approche plus mesurée, insistant sur l'apport économique et social des populations immigrées dans les grandes métropoles occidentales.

Le contexte plus large de la politique migratoire américaine

Cette nouvelle passe d'armes intervient alors que la justice américaine a récemment infligé plusieurs revers à l'administration Trump sur le dossier migratoire. Une juge fédérale avait ainsi annulé le gel des visas permanents imposé par Donald Trump à soixante quinze pays, une décision qui avait été perçue comme un désaveu judiciaire important pour la politique migratoire du président américain. Ce nouvel épisode franco-américain illustre la persistance des tensions autour de ce dossier hautement sensible, des deux côtés de l'Atlantique.

Une polémique qui devrait continuer d'enfler

Il est probable que cette nouvelle sortie de Donald Trump continue d'alimenter la polémique dans les prochains jours, tant en France qu'aux États-Unis. Les propos du président américain sur la place de l'islam à Paris ont déjà suscité de nombreuses réactions indignées sur les réseaux sociaux, où plusieurs personnalités politiques françaises ont apporté leur soutien à Emmanuel Grégoire. De son côté, la Maison Blanche n'a pour l'heure pas réagi officiellement à la réponse du maire de Paris, laissant planer l'incertitude sur une éventuelle suite à cet échange verbal entre les deux responsables politiques.

Un climat déjà tendu entre Paris et l'administration américaine

Cet échange verbal s'inscrit dans un climat plus large de relations tendues entre plusieurs grandes villes européennes et l'administration Trump depuis son retour au pouvoir. Plusieurs édiles municipaux, à Londres comme à Paris, ont déjà exprimé publiquement leur désaccord avec la rhétorique tenue par le président américain sur les questions migratoires et religieuses, estimant qu'elle contribue à alimenter des tensions communautaires déjà vives dans leurs villes respectives. Cette accumulation de piques réciproques dessine un climat diplomatique informel de plus en plus électrique entre certaines capitales européennes et Washington.

Des réactions attendues au sein de la classe politique française

Dans les prochains jours, il est probable que d'autres personnalités politiques françaises, au delà du seul maire de Paris, se saisissent de cette polémique pour exprimer leur propre position sur le sujet. Les partis de gauche devraient logiquement soutenir la réponse d'Emmanuel Grégoire, tandis que certaines formations plus à droite de l'échiquier politique pourraient au contraire se montrer plus prudentes, voire partiellement en phase avec certains éléments du discours tenu par le président américain sur la question migratoire, sans pour autant cautionner l'ensemble de sa rhétorique jugée outrancière par la grande majorité de la classe politique française.

Source : d'après Le Parisien, BFMTV et La Dépêche.

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#Emmanuel Grégoire#Donald Trump#Paris
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