La location courte durée type Airbnb en copropriété est encadrée par la loi Le Meur de 2024, le règlement de copropriété et le Code du tourisme. Ce guide détaille les règles, autorisations, obligations fiscales, sanctions et recours en 2026.
En quelques années, les plateformes de location courte durée — Airbnb en tête, mais aussi Booking, Abritel ou Vrbo — ont transformé le paysage immobilier. Dans les copropriétés, la cohabitation entre résidents permanents et voyageurs de passage génère des tensions croissantes : nuisances sonores, usure des parties communes, problèmes de sécurité, rotation incessante d'occupants. La loi Le Meur du 19 novembre 2024 est venue renforcer considérablement l'encadrement de ces locations. En 2026, les règles sont plus strictes que jamais. Ce guide fait le point complet sur ce que dit la loi, ce que peut imposer le règlement de copropriété et les recours disponibles.
Cette loi, officiellement intitulée « visant à renforcer les outils de régulation des meublés de tourisme à l'échelle locale », est le texte le plus impactant sur le sujet depuis des années. Voici ses principales mesures :
Au-delà de la loi nationale, chaque commune peut imposer ses propres règles :
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Le premier rempart contre les locations Airbnb abusives est le règlement de copropriété lui-même. Si celui-ci prévoit une destination exclusivement résidentielle, la location meublée touristique peut être considérée comme contraire au règlement.
La jurisprudence distingue plusieurs situations :
Oui, l'assemblée générale peut modifier le règlement pour encadrer ou restreindre la location touristique. Attention toutefois aux majorités :
En revanche, une clause ajoutée après qu'un copropriétaire a commencé à louer ne peut pas lui être appliquée rétroactivement si elle constitue une atteinte disproportionnée à son droit de propriété.
Si vous louez votre résidence principale (le logement que vous occupez au moins 8 mois par an), les règles sont plus souples :